Pendant la grossesse, l’organisme de la mère change profondément. Certaines hormones produites par le placenta rendent les cellules moins sensibles à l’insuline. Chez la plupart des femmes, le pancréas compense. Chez d’autres, la glycémie s’élève : c’est le diabète gestationnel.
Il concerne environ une grossesse sur dix en France. Bien pris en charge, il se passe généralement bien pour la mère comme pour le bébé.
Qui est concerné ?
Certains facteurs augmentent le risque : un âge supérieur à 35 ans, un surpoids avant la grossesse, des antécédents familiaux de diabète, un diabète gestationnel lors d’une grossesse précédente, ou la naissance d’un bébé de plus de 4 kg.
Dans ces situations, un dépistage est recommandé, par une glycémie à jeun au premier trimestre, puis par un test de charge en glucose entre la 24e et la 28e semaine. Le diabète gestationnel ne provoque habituellement pas de symptômes, d’où l’importance de ce dépistage. Non contrôlé, il peut entraîner un bébé trop gros, un accouchement plus difficile ou une hypoglycémie du nouveau-né.



Prévenir et bien vivre avec
Une alimentation équilibrée, fractionnée en trois repas et une à deux collations, avec des féculents complets, des légumes à volonté et peu de produits sucrés, aide à stabiliser la glycémie.
Une activité physique adaptée, comme la marche ou la natation, trente minutes par jour, est bénéfique sauf contre-indication médicale. En cas de diabète gestationnel, la surveillance de la glycémie au doigt et un suivi par une diététicienne sont mis en place ; un traitement par insuline est parfois nécessaire.
Le diabète gestationnel se traite bien, et c’est aussi un signal pour prendre soin de sa santé après la grossesse.
Après l’accouchement
Quelques repères importants :
- La glycémie revient généralement à la normale après la naissance
- Un contrôle est recommandé dans les mois qui suivent
- Le risque de diabète de type 2 reste plus élevé à long terme
- Un dépistage régulier est conseillé tous les 1 à 3 ans
- L’allaitement et l’activité physique aident à réduire ce risque
À retenir
Si vous êtes enceinte ou souhaitez l’être, parlez de vos facteurs de risque avec votre médecin ou votre sage-femme. Un dépistage au bon moment permet d’agir tôt.
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Cet article est fourni à titre informatif et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. En cas de doute, consultez votre médecin.

