Le mot fait peur, mais il est en réalité une chance. Le prédiabète désigne une glycémie un peu trop élevée, sans atteindre le seuil du diabète. C’est un signal d’alerte, à un moment où tout est encore réversible.
En France, plusieurs millions d’adultes seraient concernés, la plupart sans le savoir. Car le prédiabète ne fait pas de bruit : il se découvre presque toujours à l’occasion d’une prise de sang.
Comment le repérer
Le prédiabète se définit par une glycémie à jeun comprise entre 1,10 et 1,25 g/L, ou par une hémoglobine glyquée (HbA1c) légèrement élevée, selon les critères utilisés.
Il n’y a généralement aucun symptôme. Certains signes indirects doivent cependant inciter à faire un contrôle : un tour de taille élevé, un surpoids, une tension artérielle haute, un taux de triglycérides élevé, des antécédents familiaux de diabète ou un diabète pendant une grossesse. Une fatigue après les repas ou des fringales fréquentes ne suffisent pas à poser le diagnostic, mais peuvent motiver une discussion avec le médecin.



Les leviers pour revenir en arrière
Les grandes études de prévention l’ont montré : des changements d’hygiène de vie modestes mais durables réduisent de plus de moitié le risque de passer au diabète.
Le premier levier est l’activité physique : 150 minutes par semaine d’effort modéré, comme la marche rapide, améliorent nettement la sensibilité à l’insuline. Le second est l’alimentation : plus de légumes, de légumineuses et de céréales complètes, moins de boissons sucrées et de produits ultra-transformés. Enfin, une perte de 5 à 7 % du poids en cas de surpoids suffit souvent à normaliser la glycémie.
Le prédiabète n’est pas une maladie, c’est une alerte : et c’est justement le bon moment pour agir.
Votre plan d’action
Pour commencer dès cette semaine :
- Marcher 30 minutes par jour, cinq jours par semaine
- Remplacer les boissons sucrées par de l’eau
- Mettre des légumes au cœur de chaque repas
- Choisir du pain et des féculents complets
- Refaire une prise de sang dans 6 à 12 mois
À retenir
Le prédiabète ne dégénère pas forcément en diabète. Avec un suivi médical et quelques changements tenus dans la durée, la glycémie revient souvent à la normale.
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Cet article est fourni à titre informatif et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. En cas de doute, consultez votre médecin.

