On parle beaucoup d’alimentation et de sport pour prévenir le diabète, beaucoup moins du sommeil. Pourtant, les nuits courtes ou de mauvaise qualité ont un effet direct sur la façon dont notre corps gère le sucre.
Plusieurs études montrent qu’un manque de sommeil chronique, même modéré, augmente le risque de diabète de type 2. Prendre soin de ses nuits fait donc partie de la prévention.
Ce que le manque de sommeil fait à la glycémie
Après seulement quelques nuits écourtées, la sensibilité à l’insuline diminue chez des volontaires en bonne santé. Le corps a plus de mal à faire entrer le glucose dans les cellules.
Le manque de sommeil augmente aussi le cortisol, l’hormone du stress, qui élève la glycémie. Il perturbe les hormones de l’appétit : la ghréline, qui stimule la faim, augmente, et la leptine, qui signale la satiété, diminue. Résultat : on a davantage envie d’aliments sucrés et gras, ce qui favorise la prise de poids. Les horaires décalés et le travail de nuit ont des effets similaires.



Retrouver un sommeil protecteur
La plupart des adultes ont besoin de sept à neuf heures de sommeil par nuit. Des horaires réguliers, y compris le week-end, aident l’horloge biologique à fonctionner correctement.
Limitez les écrans dans l’heure qui précède le coucher, gardez une chambre fraîche et sombre, et évitez le café après midi ainsi que l’alcool le soir. Un ronflement fort avec des pauses respiratoires doit faire penser à une apnée du sommeil, elle-même associée au diabète : parlez-en à votre médecin.
Bien dormir fait partie de la prévention du diabète, au même titre que bouger et bien manger.
Les réflexes pour de meilleures nuits
À mettre en place progressivement :
- Se coucher et se lever à heures régulières
- Viser sept à huit heures de sommeil
- S’exposer à la lumière du jour le matin
- Éteindre les écrans une heure avant le coucher
- Consulter en cas de ronflements importants ou de fatigue au réveil
À retenir
Le sommeil est un pilier de la santé métabolique. Si vous dormez mal depuis longtemps, ne le banalisez pas : c’est un facteur de risque sur lequel on peut agir.
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Cet article est fourni à titre informatif et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. En cas de doute, consultez votre médecin.

