16/8, 5:2, un jour sur deux : le jeûne intermittent a conquis les réseaux sociaux, avec des promesses de perte de poids, d’énergie et de meilleure santé métabolique.
Il repose sur un principe simple : alterner des périodes de prise alimentaire et des périodes de jeûne. Mais que dit vraiment la science, et est-ce adapté à tout le monde ?
Ce que l’on sait des effets
Pendant les périodes de jeûne, le taux d’insuline diminue et l’organisme puise dans ses réserves. Certaines études montrent une amélioration de la sensibilité à l’insuline et une perte de poids chez les personnes en surpoids.
Cependant, lorsque l’on compare le jeûne intermittent à une réduction classique des calories, les résultats sont souvent similaires. Autrement dit, le bénéfice vient surtout du fait de manger moins, et non d’un effet magique du jeûne. Certaines personnes le trouvent plus facile à suivre, d’autres non. La qualité de l’alimentation pendant les périodes de repas reste essentielle.



Pour qui est-ce déconseillé ?
Le jeûne intermittent n’est pas adapté à tout le monde. Il est déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes, aux enfants et adolescents, aux personnes ayant des antécédents de troubles du comportement alimentaire et aux personnes âgées fragiles.
Les personnes diabétiques traitées par insuline ou par certains médicaments ne doivent jamais s’y lancer sans avis médical, en raison du risque d’hypoglycémie. Chez certaines personnes, le jeûne peut aussi provoquer fatigue, maux de tête, irritabilité ou compulsions alimentaires lors de la reprise.
Le jeûne intermittent n’est pas une méthode magique : ce qui compte, c’est ce que l’on mange et ce que l’on peut tenir dans la durée.
Si vous souhaitez essayer
Quelques précautions :
- En parler d’abord à son médecin
- Commencer progressivement, par exemple 12 heures de jeûne nocturne
- Garder une alimentation équilibrée pendant les repas
- Boire suffisamment pendant les périodes de jeûne
- Arrêter en cas de malaise ou de compulsions
À retenir
Un simple jeûne nocturne de 12 heures, en évitant de grignoter après le dîner, est déjà une habitude intéressante et facile à adopter. Pour aller plus loin, un accompagnement médical est préférable.
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Cet article est fourni à titre informatif et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. En cas de doute, consultez votre médecin.

