La résistance à l’insuline s’installe généralement sans bruit, parfois pendant des années. Elle précède souvent le diabète de type 2, mais aussi d’autres problèmes de santé, comme l’hypertension ou la stéatose du foie.
Aucun signe n’est spécifique à lui seul, mais plusieurs indices, surtout lorsqu’ils s’additionnent, doivent inciter à en parler à son médecin.
Les signes physiques
Le premier indice est un tour de taille élevé : au-delà de 80 cm chez la femme et de 94 cm chez l’homme, le risque augmente. La graisse abdominale est étroitement liée à la résistance à l’insuline.
Le deuxième est l’acanthosis nigricans : des plaques brunes, épaisses et veloutées au niveau du cou, des aisselles ou des plis. Le troisième, de petites excroissances de peau au cou ou sous les bras. Le quatrième, une tension artérielle élevée. Le cinquième, chez la femme, des règles irrégulières ou un syndrome des ovaires polykystiques.



Les signes biologiques et du quotidien
Le sixième signe se lit dans une prise de sang : triglycérides élevés, bon cholestérol (HDL) bas, glycémie à jeun à la limite haute. Le septième est une augmentation des enzymes du foie, liée à une accumulation de graisse dans cet organe.
Le huitième, plus subjectif, associe fringales sucrées, fatigue après les repas et difficultés à perdre du poids malgré les efforts. Ces signes ne suffisent pas à poser un diagnostic, mais ils méritent un bilan. Le médecin pourra prescrire une glycémie à jeun, une hémoglobine glyquée et un bilan lipidique.
Plus les signes s’accumulent, plus il est utile de faire un bilan : la résistance à l’insuline se corrige d’autant mieux qu’elle est prise tôt.
Les huit signes en résumé
Parlez-en à votre médecin si vous cumulez :
- Un tour de taille élevé
- Des plaques brunes veloutées au cou ou aux aisselles
- Des petites excroissances de peau
- Une tension artérielle élevée
- Des règles irrégulières ou un SOPK
- Des triglycérides élevés et un HDL bas
- Des enzymes du foie augmentées
- Des fringales et une fatigue après les repas
À retenir
La résistance à l’insuline est réversible dans de nombreux cas. L’activité physique, une alimentation riche en fibres et une perte de poids modérée améliorent nettement la sensibilité à l’insuline.
À lire aussi : Résistance à l’insuline : un signal d’alerte à ne pas négliger
Cet article est fourni à titre informatif et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. En cas de doute, consultez votre médecin.

